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Michèle Van Den Wengaert

“Je me suis soignée avec les gens”

Atteinte d’un cancer du sein, Michèle Van Den Wengaert a continué à tenir son auberge située en Seine-et-Marne sans rien cacher de son mal.

Michèle Van Den Wengaert

Michèle Van Den Wengaert tient depuis 18 ans une sympathique auberge à Brinville, un village de l’Essonne. A la fin de l’année 2004, elle a découvert qu’elle était atteinte d’un cancer qui nécessitait l’ablation totale du sein. “Le premier contact avec le chirurgien, une femme, a été assez rude, se souvient-elle. Elle m’a tout annoncé d’une seule traite : “Ablation du sein, ablation des ganglions ; on va vous raser ; vous porterez une perruque !”. J’avais beau être au courant de ce qui m’attendait, j’ai trouvé cela un peu brutal”.

Michèle se fait opérer du sein en décembre dernier. “C’était la première fois de ma vie que j’allais à l’hôpital. L’opération s’est bien déroulée, mais quand l’infirmière m’a tendu un miroir pour que je voie ma cicatrice, j’avoue que cela a été très difficile. Et pourtant, je m’étais préparée. Quelque temps avant, j’avais demandé à une amie qui avait subi la même opération de me montrer sa poitrine. Je voulais voir comment j’allais être. Ce fut malgré tout un moment atroce”.

Pour surmonter cette douleur, Michèle décide tout de suite de parler de sa maladie. Son auberge ferme seulement en décembre et dès janvier, elle sert de nouveau les clients. A ceux qui lui demandent la raison de la fermeture, elle n’hésite pas à dire la vérité : elle a eu un cancer. “Au début, je me suis demandé comment les gens allaient réagir. Une seule cliente m’a dit que je ne devrais pas en parler aussi brutalement. Sinon, tout le monde a été très gentil. J’ai reçu des cartes, des fleurs, des cadeaux, de mots gentils. En en parlant ouvertement, je me suis libérée. Il m’est même arrivé de montrer ma cicatrice à des clientes ! Montrer ma souffrance aux autres m’a donné du courage. Et je me suis rendu compte que beaucoup de gens étaient touchés par cette maladie, directement ou indirectement”.

Un mois plus tard débute sa chimiothérapie. “Je savais que j’allais perdre mes cheveux. Mais c’est arrivé très vite, tout de suite après la première séance. Ils sont partis par paquets”. Par précaution, Michèle a acheté une Chevelure d’Appoint quelque temps auparavant. “J’avais absolument besoin de continuer à travailler. Je suis donc allée chez Any d’Avray, avec mon mari, ma sœur et mon beau-frère, pour choisir un modèle. J’ai vraiment beaucoup apprécié leur professionnalisme et leur gentillesse”.

La chimiothérapie n’abat pas Michèle. Même si elle se sent fatiguée, elle continue à tenir son auberge. “En salle, personne n’a rien remarqué. On m’a dit “Elle est superbe ta nouvelle coiffure !”. J’en ai profité pour changer de couleur et tout le monde a apprécié. Je m’étais dit que je porterais un foulard l’été, parce que c’est moins chaud, et en fin de compte, la chevelure est aussi légère qu’un foulard ! Je la retire juste quand je suis chez moi. Mais elle se fait tellement oublier qu’il m’arrive d’ouvrir la porte tête nue !”.

Le port d’une Chevelure d’Appoint® a vraiment transformé sa perception de la maladie. “Quand on se regarde dans une glace et qu’on se voit sans cheveux, on se dit “T’es malade”. Mais quand on met la chevelure, qu’on se maquille, on a l’impression de ne plus être malade. Je me dis : je n’ai pas le cancer, je suis comme avant, avec un nouveau look, simplement. La chevelure vous redonne envie de sortir, de vous maquiller, de vous habiller. Grâce à elle, on ressemble de nouveau à une femme”.

Michèle n’a pas rencontré de psychologue, elle n’a pas contacté d’association. Ballottée de service en service, de traitement en traitement : chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie… elle a le sentiment que personne ne la suit. Sa radiothérapie s’arrête ces jours-ci. Ensuite, plus rien. Personne. “C’est vraiment le fait d’en avoir parlé librement qui m’a aidé à tenir le coup. Je le conseille à toutes les femmes. Il ne faut pas hésiter. Moi, ça me fait beaucoup de bien. Je me suis soignée avec les gens” “Montrer ma souffrance aux autres m’a donné du courage”. [1]


Notes

[1] Interview réalisée en 2005 pour le n°1 de la News d’Any d’Avray.


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